Argent/Sécurité financière

REER : On répond à vos questions

Le REER est un outil d’épargne à long terme, généralement utilisé en prévision de la retraite. Ça, vous le savez probablement déjà! Mais peut-être avez-vous des questions à son sujet que vous n’avez jamais osé demander.

Katherine Al Haddad, directrice des ventes et recrutement à notre centre financier de Laval, répond aux questions les plus souvent posées par les clients.

Comment fonctionne le REER?

Lorsqu’on investit dans un REER, on diminue notre revenu imposable, ce qui fait que l’on réduit notre impôt de l’année. Lorsqu’on retire de l’argent de notre REER, on l’ajoute à notre revenu imposable et ce montant est alors imposé. C’est une stratégie de report d’impôt.

À quel âge dois-je commencer à épargner?

Le plus tôt possible. L’effort est beaucoup moins grand quand on commence à 25 ans qu’à 40 ans. Cependant, il n’est jamais trop tard pour commencer à épargner.

Quel montant dois-je mettre dans un REER?

Pour déterminer le montant à épargner, il faut d’abord déterminer l’objectif visé à la retraite. Après avoir déterminé le revenu nécessaire, il faut examiner les diverses sources de revenus. Un conseiller en sécurité financière vous aidera avec plaisir à faire un plan de retraite détaillé.

De quelle façon dois-je placer mon argent compte tenu des fluctuations du marché?

Il faut investir en fonction de votre profil d’investisseur qui sera fait avec l’aide de votre conseiller en sécurité financière. Une fois la stratégie d’investissement établie, le plus important est de la respecter malgré les fluctuations de la valeur de nos placements. Il a été démontré que les gens ayant maintenu leur stratégie avaient eu une meilleure croissance de leur portefeuille.

Est-ce que je devrais cotiser à un REER ou à un CELI?

Il y a trois facteurs à considérer pour savoir quel véhicule vous convient le mieux. Il s’agit de votre revenu actuel, celui prévu à la retraite et de vos objectifs d’épargne. Plus le revenu est élevé pendant notre carrière et plus il est bas pendant nos années de retraite, alors plus le REER est avantageux. L’inverse est aussi vrai : si le revenu est bas à la vie active comme à la retraite, le CELI demeure la meilleure option. Si l’objectif d’épargne est pour des projets spécifiques autre que la retraite, il est préférable de privilégier le CELI également.

En diminuant mon revenu imposable, le REER donne droit à un remboursement d’impôt. Que devrais-je faire avec celui-ci?

La plupart des gens se servent du remboursement pour acheter des biens de consommations ou faire un voyage par exemple. Il serait cependant plus judicieux d’utiliser ce montant pour augmenter notre épargne dans un REER ou un CELI. Il est même bien de l’utiliser pour vous protéger en cas de maladie grave. Ainsi, la personne se protège avec le même budget.

Quand devrais-je décaisser, donc retirer, l’argent épargné dans un REER?

Tout dépend de votre situation financière et du besoin. Il est possible que vous commenciez à décaisser avant la retraite comme il est possible d’attendre quelques années après le début de la retraite. Il est important de faire un plan de retraite et un plan de décaissement avec votre conseiller en sécurité financière.

Comment bien gérer le patrimoine familial?

Il faut prévoir une stratégie de décaissement progressif pour éviter de tout donner à l’impôt. Si les bénéficiaires sont les enfants et qu’il reste encore trop de REER, la moitié ira à l’impôt. Il faut décaisser lentement pour atteindre des taux d’imposition moindres et pour éviter que tout soit liquidé en même temps. Si le titulaire d’un REER veut absolument léguer un montant aux enfants, il serait préférable pour eux de souscrire une assurance vie qui sera versée nette d’impôt.

Qu’est-ce qu’un REER de conjoint?

C’est un REER dans lequel le conjoint cotise afin d’avoir le retour d’impôt, mais le REER devient la propriété du conjoint bénéficiaire de la cotisation. Ainsi, c’est le conjoint bénéficiaire qui paiera l’impôt lors du retrait. Cette stratégie est bonne quand un conjoint a un revenu beaucoup plus élevé que l’autre afin de diminuer l’impact fiscal.

Qu’arrive-t-il à un REER en cas de divorce ou de décès?

En cas de décès, un REER peut être roulé au conjoint selon la règle du roulement fiscal et le REER ne sera donc pas considéré comme vendu. Il n’y aura aucune conséquence fiscale. Si un REER va à toute autre personne que le conjoint, le REER sera considéré comme vendu cette journée-là et l’impôt sera à payer sur le montant total des REER disposés. La valeur marchande sera rajoutée au revenu du défunt au cours de l’année de son décès.

En cas de divorce, le REER sera partagé en deux de la même façon que les autres biens inclus dans le patrimoine familial. C’est la valeur du REER qui doit être partagée, donc celle-ci peut être versé autrement que par la liquidation du REER afin de ne pas affecter sa retraite.


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