Shani Dion-Thibaudeau

Par Shani Dion-Thibaudeau

18 mars 2019

Auto

Voitures électriques : 5 questions pour y voir plus clair

Le Québec comptait 40 000 véhicules électriques en date du 31 décembre 2018, une hausse de 80 % par rapport au 31 décembre 2017. Malgré cette hausse fulgurante, les consommateurs sont encore partagés sur la nécessité d’abandonner le véhicule à essence pour embrasser la voiture électrique. Afin de démêler le débat et y voir plus clair, levons le voile sur certains mythes et réalités concernant la voiture électrique.

1. Est-ce que les voitures électriques coûtent plus cher à l’achat?

Oui! Si l’on compare avec les voitures à essence de même catégorie, les voitures électriques sont effectivement plus coûteuses à l’achat. Actuellement, le coût de la voiture électrique neuve la moins chère au Québec s’élève à 29 000 $. Si vous tenez compte du rabais de 8 000 $ du gouvernement du Québec, du coût de la consommation d’énergie qui est 8 à 10 fois moins élevée et du coût d’entretien qui est beaucoup plus abordable qu’une voiture à essence, la différence de prix sera réduite très rapidement.

2. Est-ce que l’autonomie d’un véhicule électrique peut couvrir mes déplacements quotidiens?

Oui! De tous les nouveaux véhicules électriques actuellement vendus au Québec, aucun n’offre moins que 150 km d’autonomie. Sachant que la distance médiane parcourue par les personnes conduisant pour se rendre à leur lieu habituel de travail était de 8,7 km en 2016 (Statistique Canada) et que la distance moyenne totale parcourue en une journée n’excède généralement pas 60 km, les véhicules électriques suffisent largement à couvrir les déplacements quotidiens de la majorité de la population.

3. Est-ce que le froid a un impact sur l’autonomie des batteries?

Oui! Les propriétaires de voitures électriques doivent composer avec ce désagrément en période hivernale. L’autonomie des batteries peut diminuer de 20 % à 30 % lors de froid sibérien. Il faut donc prendre quelques mesures supplémentaires comme le préchauffage et le branchement du véhicule dès qu’il est à l’arrêt. Lors du démarrage en début de journée, la voiture électrique bénéficie toujours d’une batterie à pleine charge, ce qui est un avantage sur les batteries des voitures à essence qui connaissent parfois des ratés lors des périodes froides.

4. Est-ce que les véhicules électriques ont un impact environnemental pire que les voitures à essence?

Non! S’il est vrai que les émissions de gaz à effet de serre sont plus élevées durant la phase de production des voitures électriques que pour celle des voitures à essence, cet argument nécessite d’être relativisé si l’on tient compte de la phase d’utilisation du véhicule. L’impact environnemental de la voiture électrique est alors compensé par de plus faibles émissions rattrapant ainsi son retard sur les GES. Plusieurs détracteurs de la voiture électrique pointent du doigt l’exploitation des matières premières pour les batteries et les lacunes relatives à leur recyclage puisqu’elles contiennent plusieurs produits toxiques. Or ce recyclage est de plus en plus efficace. Une compagnie québécoise a mis au point un procédé qui permet le recyclage pouvant atteindre jusqu’à 95 % des composants de ces batteries de façon écologique et économiquement viable. Ce n’est malheureusement pas le cas du pétrole qui a été brûlé par un moteur à essence.

5. Est-ce qu’il y a suffisamment de bornes de recharge publiques?

Oui et non! Actuellement, on dénombre 1 500 bornes de recharge publiques au Québec dont environ 125 bornes de recharge rapide à 400 volts. C’est peu, mais il faut préciser que ces bornes publiques servent avant tout comme recharge d’appoint. Les recharges se font généralement à la maison ou sur les lieux de travail. Par ailleurs, le gouvernement compte installer 1 600 bornes de recharge rapide au cours des 10 prochaines années, ce qui devrait répondre à la demande croissante.

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