Shani Dion-Thibaudeau

Par Shani Dion-Thibaudeau

3 juin 2016

Loisirs

La sécurité en embarcation en 3 étapes

Article révisé le 18 juillet 2017

Bon an mal an, à chaque année, des centaines de personnes décèdent ou sont gravement blessées au Canada en pratiquant une activité de plaisance en embarcation. La plupart de ces incidents peuvent être évités en appliquant quelques mesures de sécurité élémentaires. Les voici!

1. La pièce maîtresse : un gilet de sauvetage ou un vêtement de flottaison individuel (VFI)

Vous montez en embarcation? Portez un gilet de sauvetage ou un vêtement de flottaison individuel (VFI) homologué au Canada. L’oubli de le porter est responsable de plus de 80 % des noyades.

La différence entre les deux? Le premier est conçu pour retourner une personne inconsciente dans l’eau en position ventrale en position dorsale, tandis que le second permet de garder la tête hors de l’eau. Plus petit, moins encombrant et plus confortable, ce dernier est approprié pour la navigation de plaisance.

Que vous portiez l’un ou l’autre, il doit être adapté à votre taille. Des indications claires à cet effet accompagnent cette pièce d’équipement. Les VFI pour moussaillons doivent toutefois contenir des éléments de sécurité supplémentaires comme ceux-ci :

· un grand col pour soutenir la tête hors de l’eau;

· des attaches à la taille ou des fronces élastiques à l’avant et à l’arrière;

· une courroie de sécurité à l’entrejambe;

· une bande réfléchissante.

2. Une embarcation bien équipée pour la sécurité

En embarcation, outre les gilets de sauvetage ou VFI en nombre suffisant pour les personnes à bord, un équipement de sécurité est requis, voire obligatoire. Les exigences varient selon le type et la longueur de l’embarcation. Une chaloupe à rames ne comporte pas le même équipement qu’un hors-bord de huit mètres.

Cependant, tous les types d’embarcation nécessitent un équipement de base commun :

· un dispositif de remontée à bord en cas de chute à l’eau d’un passager;

· une ligne d’attrape flottante;

· une lampe de poche;

· une écope (pelle creuse munie d’un manche servant à vider l’eau d’une embarcation);

· un sifflet;

· des fusées de détresse;

· une ou des rames de rechange.

Consultez le Guide de sécurité nautique de Transports Canada pour connaître en détail l’équipement demandé pour chaque type de bateau.

3. Connaître les règles de navigation

Sur l’eau, comme en voiture, il est essentiel d’être familier avec les règles de conduite. De nombreux incidents se produisent chaque été en raison de la méconnaissance du code de circulation nautique.

Lorsque deux bateaux à moteur se croisent, lequel a la priorité? Comment agir lorsqu’ils arrivent l’un en face de l’autre? Votre voilier a le vent de face et celui que vous allez croiser, un vent de côté : lequel est prioritaire?  Que signifient babord et tribord? Pour avoir les réponses à ces questions, un cours pratique de navigation est généralement de rigueur.

D’ailleurs, au Québec, tout plaisancier a l’obligation de posséder un permis de bateau pour opérer une embarcation, sous peine de s’exposer à une amende de 250 $. Plusieurs entreprises autorisées offrent ce cours en classe ou par Internet.

Rappelez-vous que l’alcool est tout aussi interdit dans une embarcation qu’en voiture.

On ne le répétera jamais assez, la prudence sur les cours d’eau et un bon équipement de sécurité contribuent à faire de vos activités nautiques des moments de plaisir inoubliables. Éviter un drame est aussi simple que de prononcer le mot sécurité.

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