Santé

Comment bannir la culpabilité alimentaire et garder l’équilibre

Comment bannir la culpabilité alimentaire et garder l'équilibre

Les fêtes sont déjà derrière vous et vous avez cédé plusieurs fois à la tentation, devant la valse des gâteries sucrées et des mets riches en gras? Maintenant, vous vous en voulez. D’ailleurs, chaque fois que vous craquez, vous vous sentez coupable. Stop! Un peu d’indulgence pourrait être bénéfique pour votre équilibre mental.

Un phénomène courant

Un sondage mené conjointement par l’organisme ÉquiLibre et le magazine Elle Québec révélait, en 2014, que 53 % des femmes ressentent de la culpabilité en mangeant. Près du tiers des femmes croient que bien manger va de pair avec le fait de se priver de certains aliments qu’elles aiment. Pire, 22 % ont avoué que la gestion du poids domine leur vie. Des résultats étonnants à l’ère où on prône la diversité corporelle et où l’information sur l’alimentation et la place accordée au plaisir de bien manger sont omniprésentes dans les médias et sur le web. Si le phénomène touche les femmes de façon plus marquée, il n’en demeure pas moins que les hommes y sont également confrontés.

Certes, les médias, les intervenants des milieux de la beauté et de la mode et l’ensemble de la société ont fait des pas de géant quant à la sensibilisation sur les dommages physiques et psychologiques engendrés par des diètes trop strictes. Néanmoins, la croyance selon laquelle il est nécessaire de se priver pour bien manger demeure solidement ancrée dans l’esprit des gens. À un point tel que, pour certaines personnes, le moindre écart devient une source de remords. À l’extrême, cette relation trouble avec l’alimentation peut se transformer en troubles alimentaires.

Des conséquences importantes sur la santé mentale

D’abord, qu’elle soit liée à l’alimentation ou non, la culpabilité est un sentiment qui pèse lourd dans la vie de celles et ceux qui la ressentent. Le Dr Guy Winch, psychologue établi à New York, s’est penché sur la question. Il a découvert que lorsque la culpabilité persiste ou lorsqu’elle est excessive, elle cause plusieurs problèmes qui finissent par entraver la santé :

  • l’anxiété et la dépression : non seulement le fait de lutter contre soi-même finit par miner le moral, mais aussi, il freine la production de sérotonine, une hormone qui influence l’humeur.
  • un sentiment permanent d’échec, qui mène à la dévalorisation et à une image négative de soi-même, laissant l’impression que l’on manque de volonté;
  • le réflexe de compensation : en se privant constamment, on finit par devenir frustré et tendu et on ne prend plus plaisir à manger. Résultat? On finit par vouloir évacuer cette tension… en mangeant davantage;
  • des comportements d’autopunition, qui engendrent un cercle vicieux malsain : « j’ai mangé un cupcake ce midi, je vais manger une petite salade pour le souper », « j’ai avalé un burger hier, je vais m’entraîner jusqu’à épuisement aujourd’hui », etc. Rien pour développer un rapport sain et agréable avec la nourriture.

Manger avec conscience

Heureusement, de plus en plus d’experts en alimentation ont évacué la privation comme moyen de rester en santé. Tous sont d’accord sur le fait que la notion de plaisir est importante lorsqu’on veut s’alimenter sainement, ce qui est impossible quand la nourriture est devenue une source de stress. Pour établir un rapport plus sain avec la nourriture :

  • misez sur la variété et l’inclusion: plutôt que de répartir les aliments entre les « bons » et les « méchants », privilégiez la diversité de couleurs et de saveurs. Personne ne peut rester en santé en ne consommant que du brocoli, et ce n’est pas un petit morceau de chocolat qui va vous ruiner.
  • écoutez les signaux que vous envoie votre corps: si vous avez faim, mangez! Si vous endurez la faim, vous ferez des excès à la première occasion. Sachez aussi vous arrêtez quand c’est assez et à respecter votre signal de satiété. C’est correct de ne pas finir son assiette;
  • trouvez des solutions de repas et de collations à la fois saines et satisfaisantes: fouinez dans les livres de recettes ou naviguez sur le web pour trouver des recettes alléchantes. Cuisinez pour faire découvrir de nouveaux aliments et saveurs.

Enfin, donnez-vous le droit de vous gâter de temps en temps. Vous aimez les croustilles ou les pâtisseries? Permettez-vous d’en profiter et de savourer chaque bouchée. Si vous savez que ce ne sera pas la dernière fois, vous serez moins tenté d’en manger trop… ou de vous sentir coupable!


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