Mélina Lamarche

Par Mélina Lamarche

20 décembre 2013

Santé

Luminothérapie : pour voir la lumière au bout du tunnel

Article révisé le 15 septembre 2015

La grisaille du début de l’hiver peut être difficile à traverser: le corps étant privé de lumière avec le nombre d’heures d’ensoleillement qui diminue, il réagit ! Fatigue et moral à plat sont parmi les symptômes. Certaines personnes vivent même une période dépressive plus prononcée. Ils sont confrontés à la dépression saisonnière hivernale. Pour diminuer les symptômes, la luminothérapie a fait ses preuves !

La dépression saisonnière hivernale

La dépression saisonnière hivernale n’est pas une lubie argumentée par certains pour justifier une humeur maussade et un manque d’entrain. Il s’agit réellement d’un dysfonctionnement de l’horloge biologique interne qui entraîne notamment :

  • Une fatigue chronique,
  • Une humeur dépressive,
  • Des réveils difficiles,
  • Des crises de boulimie ou un appétit anormalement grand (entre autres pour les féculents et le sucre).

« Ce syndrome apparaît dès le début du mois d’août et s’intensifie avec la perte croissante de luminosité extérieure », précise la Dre Marie-Pier Lavoie, psychologue, spécialiste de la dépression saisonnière hivernale. Elle est l’auteure du livre Du soleil plein la tête, publié aux Éditions Quebecor.

La luminothérapie à la rescousse

Outre les médicaments, la luminothérapie est un traitement largement répandu pour soigner les troubles associés aux dérèglements de l’horloge biologique interne.

« La lumière jouant un rôle primordial dans la régulation de notre rythme biologique, c’est elle qui est appelée en renfort », explique la Dre Lavoie.

La luminothérapie a donc pour objectif de pallier le manque de lumière du jour en simulant le soleil, ce qui a pour effet de remettre « à l’heure » l’horloge biologique interne. Malheureusement, l’éclairage d’un bureau par exemple, qui se situe en moyenne à 400 lux, est loin d’être suffisant pour pallier la carence de lumière.

Il faut s’exposer environ une trentaine de minutes par jour à une lumière artificielle « à large spectre », dont l’intensité est supérieure à 2 000 lux, pour voir les symptômes de dépression saisonnière hivernale diminuer progressivement. « En fait, dans 80% des cas, les résultats sont visibles », note la clinicienne.

La Dre Lavoie recommande :

  • une exposition d’une intensité de 10 000 lux avec une lampe diffusant une lumière blanche et ayant un large champ lumineux pour s’assurer que tout le visage soit baigné de lumière ;
  • une exposition quotidienne et assidue le matin pour éviter de provoquer des symptômes d’insomnie ;
  • la poursuite des activités quotidiennes pendant la luminothérapie (lecture, cuisine, etc.)

Il est préférable d’obtenir un diagnostic de votre médecin avant d’entamer tout traitement de luminothérapie.

Vous voulez encourager vos employés à adopter de saines habitudes de vie?

Découvrez VIVA, programme santé en entreprise.

Visitez notre site web

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

M'abonner à l'infolettre