Voyage

Ascension de l’Aconcagua : le colosse d’Amérique

Série globe-trotter La Capitale

Pierre-Luc est analyste en location et gestion immobilière à La Capitale. En 2004, il décide de se rendre en Argentine pour gravir la plus haute montagne des Amériques, l’Aconcagua.

D’une hauteur de près de 7 000 mètres, l’Aconcagua est réputé pour offrir des paysages uniques, mais aussi pour l’exigence mentale et physique requise pour tenter d’atteindre le sommet.

Mendoza

Pour accéder à la montagne, il faut se rendre à Mendoza. Situés au pied des Andes, la ville et ses environs offrent de nombreux divertissements : musées, vignobles, parc national, sports de montagne, lagunas, rafting, etc.

Le premier conseil de Pierre-Luc : prendre le temps de visiter la ville et ses environs ainsi que de goûter à la viande! L’Argentine est réputée pour ses fameux asado, une technique de cuisson des aliments qui se rapproche un peu du barbecue que l’on connaît.

Ascension par le versant est

L’Aconcagua fait partie du défi des Sept Sommets, qui comprend le plus haut sommet de chaque continent. Pour cette raison, la montagne est très populaire. Le chemin classique pour se rendre au sommet est la voie normale. Toutefois, Pierre-Luc et son groupe ont fait l’ascension par le versant est afin d’éviter un peu d’achalandage de la voie normale et pour profiter de la montagne au maximum.

Marche d’approche

Le camp de base Plaza Argentina est situé à 4 200 mètres. Pour s’y rendre, les bagages et l’équipement collectif sont transportés par une équipe d’« arrieros » argentins et leurs mulets. Ensuite, les membres du groupe doivent transporter leurs bagages. Jusqu’au camp de base, il fait 10 degrés la nuit et 24 degrés le jour.

1 000 mètres par jour, pas plus!

Le groupe n’excédait pas 1 000 mètres de dénivelé par jour et chaque personne devait boire 4 litres d’eau quotidiennement. En altitude, le manque d’oxygène peut, entre autres, provoquer une hyperventilation compensatoire, ce qui fait perdre beaucoup de liquide sous forme de vapeur d’eau par la respiration. Pour cette raison, il est primordial de s’hydrater. De plus, à ces hauteurs, les œdèmes pulmonaires et cérébraux peuvent aussi survenir.

Le deuxième conseil de Pierre-Luc : il faut suivre son propre rythme et ne pas se presser. Marcher lentement, même en marche d’approche, permet de mieux s’acclimater à la diminution d’oxygène.

L’alimentation est aussi primordiale pour atteindre le sommet. Pierre-Luc fait partie des chanceux qui ont de l’appétit en altitude. Par contre, les membres de son groupe n’ont pas été aussi chanceux. La perte d’appétit est l’un des symptômes du mal des montagnes. Les autres symptômes sont la fatigue, les maux de tête, les nausées, les vertiges, etc. Une dame du groupe a même souffert de cécité.

Pierre-Luc faisait partie d’un groupe de dix personnes comprenant deux guides expérimentés. En raison de divers symptômes provoqués par le mal des montagnes, seulement quatre membres du groupe ont atteint le sommet : les deux guides, Réjean et Pierre-Luc.

Attention à la nuit

La nuit, après le camp de base, la température peut descendre jusqu’à -25 degrés Celsius. Le sommeil, tout comme l’hydratation et l’alimentation, est primordial pour éviter le mal des montagnes. La nuit, il est important de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter que le corps perde de la chaleur.

Le troisième conseil de Pierre-Luc : en haute altitude, où le confort se limite à un matelas de sol pour s’isoler d’un terrain rocheux et froid, il est vital d’avoir un bon sac de couchage en fibres synthétiques pouvant aller jusqu’à des températures de -30 degrés Celsius. C’est aussi important de le conserver au sec en tout temps!

Attention au soleil

Évidemment, plus on monte, plus on est exposé au soleil. Même par temps nuageux, il faut se protéger contre les rayons solaires. Pierre-Luc l’a appris à ses dépens avec une brûlure au 2e degré qui l’a obligé à terminer la montée avec une couche d’onguent de zinc  sur une partie du visage.

Le quatrième conseil de Pierre-Luc : même quand c’est nuageux, vous devez vous protéger du soleil avec un écran solaire contenant un FPS 60 ou mieux.

Le sommet

8 membres du groupe se sont levés à 4 h du matin pour la dernière montée. Le dénivelé était de 1 200 mètres. Ils sont arrivés au sommet à 12 h 30 environ. Ainsi, ils ont franchi les derniers 1 000 mètres de dénivelé en plus de 8 heures.

La sensation au sommet est indescriptible! Un mélange d’euphorie et d’accomplissement extrême.

L’assurance voyage

S’il vous arrive un incident pendant que vous participez à un voyage semblable à celui-ci, il se pourrait que les frais médicaux ne soient pas remboursés par votre assurance voyage. En effet, il est important de savoir que la plupart des activités liées au tourisme d’aventure ne sont pas couvertes par une assurance voyage individuelle ou par celle incluse dans le contrat d’assurance collective. Vous devez donc vous informer auprès de votre assureur pour connaître les modalités.


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